Un homme enterrant un câble de terre

Renforcer une mauvaise mise à la terre, avec les Disjonctés

Une bonne mise à la terre permet d'être en sécurité dans votre logement.

Rémy intervient sur un chantier pour mesurer puis renforcer une prise de terre jugée mauvaise, en plantant un nouveau piquet de terre relié au tableau électrique.

Introduction

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La mission principale de Rémy est la suivante :

  • tester la terre existante, qui était mauvaise depuis le début
  • la renforcer, presque comme s’il fallait créer une terre neuve.

Une vidéo précédente, faite en maquette dans l’atelier, est mise en lien dans la description de celle utilisée pour ce résumé.

Pour rappel, tout se fait en conditions réelles, avec quelques points à anticiper, mais sans grande différence de principe.

État des lieux de la terre existante

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Rémy nous présente le tableau (obturateurs toujours pas posés) et le coffret de chantier, avec la barrette et la câblette de terre existantes qui remontent au bornier. Première tentative de mesure sur régime TT avec le mesureur d’installation (de marque SEFRAM, modèle mw9325) avec la fonction « loop standard » : le différentiel saute. D’après un contact de chez Sefram, cela ne signifie pas forcément que la terre est mauvaise. Il y a sûrement des micro-défauts/fuites dans l’installation, et le courant de test envoyé à travers la terre s’ajoute à ces défauts, ce qui fait déclencher le différentiel.

Après avoir débranché des rallonges et essayé d’autres prises sans succès, il monte un petit montage provisoire pour pouvoir mesurer. Valeur actuelle de la terre : 432 ohms, alors qu’il faut absolument descendre à 100 ohms ou moins.

Point important sur les conditions : par temps très sec/canicule, la mesure est « la pire » possible ; si on atteint moins de 100 ohms par ce temps, on est sûr de rester bon le reste de l’année, car l’humidité ne fera qu’améliorer la valeur.

Observation des réseaux existants avant mise en place du piquet de terre

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Rémy récapitule une mise en garde avant de planter le piquet : repérer la gaine grise qui descend sous le disjoncteur abonné (à droite de la goulotte GTL) et le tuyau d’eau qui part dans le mur. Le piquet de 2 mètres sera planté à l’extérieur, dans un parterre de fleurs de l’autre côté du mur ; il faut éviter de percer le tuyau d’eau et surtout de toucher le câble Enedis.

Conseil clé : repérer le coffret de rue pour déduire le tracé du câble Enedis. Dans le cas de ce chantier, il doit suivre une diagonale entre l’entrée dans le mur et le coffret sur le mur de clôture, faute de pouvoir creuser assez profond pour le localiser exactement.

Perçage du mur pour passage de la câblette de terre

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Il mesure depuis le bord de la fenêtre pour retrouver le milieu de la goulotte GTL de l’autre côté du mur, puis creuse une petite tranchée. Cela sert à trois choses :

  • passer le câble 25 mm²,
  • pouvoir coucher la perceuse pour percer sous le niveau du sol (perçage invisible une fois rebouché),
  • et planter le piquet un peu à l’écart de la façade pour ne pas l’abîmer et travailler plus confortablement.

Il perce avec une mèche de un mètre, au diamètre ~18 ou 22 mm.

Précision : on ne met pas de gaine autour d’une câblette de terre, c’est inutile.

Enfoncement du piquet de terre de 2 mètres

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C’est l’étape la plus physique. On commence l’enfoncement du piquet de 2 mètres à la massette.

Selon la norme, on est censé enfoncer des piquets de 2 mètres ; quand ce n’est pas possible, 1,50 m ou 1 m donnent déjà une très bonne terre.

Rémy sait qu’il existe des mèches pour enfoncer le piquet au perforateur, mais il n’en a jamais acheté — choix qu’il regrette un peu vu la chaleur.

Raccordement du câble de terre sur le piquet

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Il recreuse un peu pour étaler la câblette dans la tranchée : plutôt que de la recouper, il la replie en boucles pour qu’elle tienne dans la tranchée, en gardant juste la longueur nécessaire pour le raccordement au piquet. Cela permet de reboucher déjà les trois quarts de la tranchée.

Il raccorde avec une clé plate à cliquet (desserrage de la cage), recoupe des quelques centimètres en trop, puis insère le câble dans la grosse cage.

Point technique : le piquet et la cage sont en acier galvanisé, car il faut impérativement une matière inoxydable, sinon la valeur de terre se dégrade avec le temps s’il y a une formation de rouille.

On serre ensuite très fort pour maximiser le contact avec le piquet.

Mise en place et raccordement de la barrette de coupure

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De retour à l’intérieur, il fixe et raccorde la barrette de coupure. Le rôle de la barrette est de créer un gros point de raccordement entre le câble de terre et le 16 mm² qui remonte au bornier. Elle permet aussi de faire des prises de mesure (Consuel, dépannage, mégaohmmètre) en séparant la vraie terre des terres de la maison.

La fixer dans le mur est une tâche simple : deux chevilles (ici de 5, mais 6 ou 8 conviennent), vissage à travers les deux œillets cachés par les bornes de raccordement. Une astuce : si la goulotte GTL est fixée sur le placo, de bonnes vis placo suffisent grâce à la tenue du plastique de la goulotte.

Enfin, Rémy recoupe le câble en 25 mm², puis visse les deux vis de la mâchoire qui maintiennent le câble sur la barrette.

Remonté de la terre dans le tableau électrique 16 mm²

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L’étape suivante consiter à raccorder du 16 mm² gainé vert/jaune entre le tableau et la barrette.

Règle de section : la terre principale doit être de section équivalente aux conducteurs actifs (le couple « phase + neutre » principal) arrivant sous le disjoncteur abonné. Exemple : en monophasé avec phase/neutre en 16 mm², la terre principale (de la barrette de coupure jusqu’au bornier général) doit être en 16 mm². À partir de 25 mm² d’alimentation, on peut diviser la section par deux (25/2 = 12,5, arrondi à la section supérieure, soit 16 mm²).

Conseil : comme les compteurs Linky arrivent généralement en 16 mm², partir directement en 16 mm² sur la barrette, même si le départ actuel est en 10 mm², pour parer à un futur remplacement. On pose ensuite le 16 mm² dans une grosse borne du bornier de terre : tout défaut sur une carcasse métallique d’appareil suivra alors tout ce chemin pour être évacué à la terre via le piquet.

Prise de mesure de terre et déconnexion de la terre originale

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La nouvelle terre est raccordée jusqu’au bornier, puis dispatchée vers tous les circuits. Rémy prend une mesure avant déconnexion de l’ancienne terre : 90 ohms. Après déconnexion de la terre d’origine (ce qui dégrade un peu la valeur) : 99 ohms. Ce n’est pas un problème, car il reste encore quelques centimètres de piquet à enfoncer et le rebouchage va encore faire baisser la valeur.

Rappel des conditions du chantier : 4 jours à 30-35 °C, terre au plus sec ; même à 85-90 ohms, on reste sous 100, ce qui est très bien en rénovation. En continuant à enfoncer le piquet dehors, la valeur descend (« coup de massette rentable », comme nous dit Rémy), jusqu’à 72 ohms.

Quelques finitions vers le piquet de terre

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Rémy réalise l’étanchéité du trou avec de la mousse expansive de chaque côté, pour bloquer l’air, l’humidité et les insectes — d’autant qu’il a percé en biais vers le bas (à éviter normalement ; sinon, appliquer de la mousse ou du silicone pour que l’humidité ne suive pas les câbles).

L’ancienne terre, devenue inutile, est recoupée à ras, puisqu’on tient déjà 72 ohms en pleine sécheresse (probablement 40-50 ohms par temps de pluie). Le tableau n’est pas refermé, car d’autres vidéos sont tournées le même jour.

Conclusion

Il s’agit d’un cas simple ici (parterre de fleurs juste derrière le tableau).

Si la terre avait été plus loin, il aurait planté le piquet dans la zone de terre et ramené proprement le câble dans un tube jusqu’au tableau.

L’essentiel : trouver le bon endroit de terre pour le piquet et soigner l’acheminement, en repérant au préalable le coffret de rue, les évacuations et tuyaux d’eau — sachant que les plans de réseau manquent presque toujours.

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Photo de Google Banana LLM.